Elle a mis mon coeur au creux de ma main,
et j’avais de la peine d’être sans lendemain,
une auréole en tête, les ailes déployées,
j’entends sonner les cloches qui appellent le matin,
une petite mort que la croix prend pour témoin,
j’ai une âme en peine,
un vague à l’âme morose,
j’ai la mélancolie des euphories d’antan,
une parenthèse s’offre à mon chagrin,
et j’ai vu le pire sur fond de satin,
une bête traquée par la nostalgie,
le règne d’une absence que rien ne comble,
j’ai vu dans le clair d’un matin bien trop noir,
que les ténèbres s’abandonnent à mes bras,
j’ai suivi le pèlerin seul dans sa marche,
en farfouillant mon âme pour trouver le chemin,
mais il est des impasses, il est des murailles,
infranchissables pour un corps meurtri,
car l’épidémie a fait ses ravages,
distribuant la douleur au fond de mes pensées,
alors je reste sans mot,
alors plus rien,
l’angoisse ronge mes veines,
je suis aveugle sur le fil de l’imagination,
à funambuler dans le néant des idées,
à grimacer pour chaque syllabe,
je lutte de toutes mes forces contre ces pages blanches,
au creux de ma main mon coeur,
et j’avais de la peine d’être sans lendemain
LG Juin 2009