L’étendard est tombé, souillé l’amour de la patrie, fini, plus rien.
Laissez passer la colonne funéraire
Qui s’en va vers des croix de pierre et dites amen au pays.
Il n’existe plus. Le jour de gloire a fait place au jour sombre.
Liberté mon amour, incestueuse et perverse liberté, te voilà grillée, anéantie,
Te voilà chérie du néant. Après tout, tu n’es que poussière.
Enfant mort-née, ton existence ne tient que par des écrits,
Chantée par des révolutions préhistoriques.
Allons enfants de cette patrie,
Sortez vos téléphones portables,
Brandissez vos idées télévisuelles,
Dévorez vos fast-foods
Chantez vos Star académie,
Ne vous faites pas de souci, la patrie s’occupe de vous.
Qui se bat contre la tyrannie ? Pas moi, ni toi.
La voit-on vraiment ? Misérable aveugle que nous sommes.
Il nous faut appeler aux armes, mais je m’en sens démuni.
Seul mes mots me semblent sanglants.
Et encore, qui peut encore l’espérer ?
Entendez-vous ces féroces politiciens qui viennent dans vos campagnes
Égorger vos acquis et anéantir l’avenir de vos fils ?
Comment voulez-vous que mon amour soit sacré
Pour cette patrie qui n’est plus mienne ?
Pourtant, oh grand pourtant,
Il nous fallait embrasser la carrière de nos ancêtres,
Mais un ménage que l’on appelle modernisme a essuyé les poussières
Et nous voila égarés, sans la vertu de nos aînés.
LG octobre 2009
Archivé sous: Réflexions, poesie | Tagué : la marseillaise | Laisser un commentaire »