l’origine (suite)

 Il n’est aucunement question d’age. Je parle de l’origine d’un acte qui a pris possession de mon âme. Je parle d’une femme qui a donné naissance à des mots, en assassinant mon coeur. Et quelle impitoyable pensée d’y voir le début d’une nouvelle ère. Le cercueil d’un amour enterré, et me voilà volé dans les bras de la féerie littéraire. Mais sans une tragédie qu’avais je à raconté ? L’amour ? L’amour se vit mais ne s’écrit pas. Bien sur, il y a la poésie. Mais bien souvent elle se transforme en une arme de séduction, une sorte de propagande sur le reflet de mon coeur et le ravissement de mon ego. Alors qu’une tragédie a transformé mes larmes en des lignes pures et proches de la perfection. La perfection du malaise et celle de la réalité des mots. J’ai su, dans l’obscurcissement de mes déboires, puiser une force totalement inconnue. Mes vingt-quatre ans au visage, j’ai embarqué dans le train des saisons, avec pour bagage, la noirceur de la trahison et le stylo de mes pensées.

LG

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