Tu as vu mon incertitude,
je t’ai même fait voir ma naïveté,
pourtant te voilà plus rien,
anonyme pauvre que tu es.
J’ai vomi mes premiers excès
dans l’antre de ta jeunesse,
elle n’est pas si loin,
et pourtant…
Te souviens-tu de nos ivresse ?
Je me rappelle de ces visages lisses,
de ces yeux qui brillaient,
de ces vies ouvertes, béantes.
Un manège de rires,
une complicité joyeuse,
le fossoyeur a tout pris,
a tout emporté.
Écoute la musique, pauvre idiot,
écoute mes absences qui se perpétuent,
tu en as gros dans la carlingue,
les saisons fabriquent des anamitiés,
Je ne peux plus me retourner,
les couloirs sont étroits,
mon regard aussi,
mon regard aussi.
Pardonne moi pas,
je me cantonne dans ma course,
égoïste patenté,
j’en oublie ton ilotisme pathétique.
Rien à faire, plus rien à espérer,
fusillons ce qui reste
et retourne dans ta caserne,
je suis d’une autre valeur.
Une bouteille à la main,
je perds ma pudeur dans l’ivresse,
fumant à pleins poumons
je porte un toast à l’anamitié.
LG Octobre 2009
coucou Nath,
non, non je te rassure, tu n’es en aucun cas une inculte. anamitié est mot que j’ai moi même inventer et qui signifie absence d’amitié. c’est aussi un petit homage à l’anamour de Serge Gainsbourg.
je t’embrasse bien fort et à bientot.
ludo.
Au risque de paraître inculte, je me demande ce que signifie le mot “anamitié” dans ton poème; j’ai fait des recherches sur internet mais je ne suis pas plus avancée!
J’attends des éclaircissements et je demande à ceux qui savent de ne pas se moquer!!
Bisous à vous 2 en espérant que vous allez bien.